Douce violence

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Source : Pixabay

Douce violence quand une graine déforme et arrondit,
Bulle de félicité pour la femme habitée,
Période d’adversité pour le corps malmené,
Quand en son sein un être se forme et grossit.

Douce violence quand enfin vient le moment prédit,
La femme s’épanouit jusqu’à se multiplier,
Le corps se contracte jusqu’à finir divisé,
Quand vigoureusement est libéré son fruit.

Douce violence quand voir grandir, c’est aussi vieillir,
Regarder de plus en plus loin les pousses fleurir,
Voir éclater leur beauté pure et se faner.

Douce violence quand l’âme remplie et la chaire flétrie,
La terre regagnée nourrit la fertilité,
Et quand le cycle de la vie se reproduit.

Voici mon premier sonnet (alexandrins et rimes ABBA ABBA CCD EDE),
pas parfait car les rimes B et D ainsi que A et E sont identiques.

L’inspiration m’est venue après avoir parlé d’oxymore avec La délicieuse soupe de mère et de la naissance il y a un an d’un Petit crocus de février.

D’autres poèmes à forme fixe :
Tanka
Haïku
Rondeau
Triolet

12 commentaires

  1. Tres poetique l’image du fruit. D’ailleurs, en Armenien, quand une femme est enceinte, ils disent qu’elle prepare un fruit.
    Merci pour ce moment de lyrisme.

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