Le calme après

turbines

Source : © Tama66

L’endroit est désert, même le vent qui y avait autrefois ses quartiers ne semble plus vouloir s’affairer à le balayer. Il n’y a que le soupir interminable du ciel témoin de l’horreur passée.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis revenu, peut-être pour intégrer une fois pour toute que c’est bien vrai, que l’inimaginable s’est produit. Les turbines ont poussé leur dernier souffle lorsqu’elles ont été atteintes par celui de l’explosion. Je le sais bien, je me trouvais juste là lorsque cela est arrivé, pourtant je peine à croire qu’elles ne tournent plus et qu’elles ne tourneront plus jamais.

Vingt ans à travailler dans cette centrale nucléaire, et il ne reste plus rien de cette vie qui y grouillait autrefois. Cette effervescence a laissé place à un nuage épais et stagnant de radioactivité qui tient a bonne distance tout le monde. Ou presque. Je suppose qu’il y en a d’autres comme moi, qui n’ont plus rien à perdre et qui viennent s’aventurer là une dernière fois avant de disparaître pour de bon.

Une ville fantôme ne peut accueillir que des fantômes.

Voici ma participation à l’atelier Une photo, quelques mots de Bricabook.

19 commentaires

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